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Les traditions humaines -suite-
Date : 01-02-2010 | 1 Commentaires | lue : 1037 fois

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Les traditions humaines

Tradition disant que « le temps des apôtres et des prophètes est terminé. »

Cette tradition humaine affirme que les apôtres et les prophètes ont été nécessaires au début de l’Église, mais que, depuis la mort des premiers apôtres et prophètes, ces ministères ont définitivement cessé.

Voici ce qu’écrit l’apôtre Paul:

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Éphésiens 4: 11-15).

Il est donc clair que les cinq ministères ont pour tâche unique le perfectionnement des saints, jusqu’à ce que tous les Chrétiens soient « parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. »

Peut-on affirmer que l’Église est déjà parvenue à cet état de perfection pratique, au point de pouvoir se passer des ministères des apôtres et des prophètes? Il n’en est rien. Les apôtres et les prophètes seront donc toujours indispensables, et Dieu en a fait lever sans cesse depuis l’époque de l’Église primitive.

La seule différence entre les apôtres et les prophètes modernes, par rapport aux apôtres et prophètes de l’Église primitive, c’est que les apôtres et les prophètes modernes n’ont plus aucune doctrine nouvelle à nous apporter. Ils doivent simplement confirmer et expliquer le contenu de la Bible, dont le Canon est actuellement complet.

Tradition disant que « le temps des dons spirituels et des miracles est passé. »

Selon cette tradition, assez répandue dans les églises évangéliques, les dons spirituels, décrits par Paul dans 1 Corinthiens 12 et 14, n’ont été nécessaires que pour le « lancement » de l’Église primitive. Mais, actuellement, nous n’en aurions plus besoin, en particulier en ce qui concerne tous les dons décrits par l’apôtre dans ces chapitres: « En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit; à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit; à un autre, le don d’opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l’interprétation des langues » (1 Cor. 12: 8).

Les partisans de cette tradition s’appuient sur les versets suivants:

« La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra » (1 Cor. 13: 8).

« Ce qui est parfait » serait le Canon de la Bible, qui est actuellement parfaitement défini.

Une telle affirmation ne résiste ni à l’examen de la Bible, ni à l’examen des faits. « Ce qui est parfait » ne peut faire référence au Canon de la Bible. Mais cela fait référence à la pleine manifestation de notre perfection, lors du retour de Christ et de l’enlèvement de l’Église Il est clair qu’au Ciel, nous n’aurons plus besoin des dons spirituels.

En outre, voici ce qu’écrit l’apôtre Paul, à propos de ces dons spirituels:

« Recherchez la charité. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie. En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. Celui qui parle en langue s’édifie lui–même; celui qui prophétise édifie l’Église Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète, pour que l’Église en reçoive de l’édification… De même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en posséder abondamment » (1 Cor. 14: 1-5; 12).

Avons-nous toujours besoin d’être édifiés personnellement? L’Église a-t-elle toujours besoin d’être édifiée? Cela ne fait aucun doute. Nous aurons donc toujours besoin de tous les moyens d’édification que nous offre le Seigneur, et tout particulièrement des dons spirituels qui, lorsqu’ils sont les véritables dons de l’Esprit, et non des contrefaçons, sont de très puissants moyens d’édification.

Voici ce que le Seigneur Jésus a dit Lui-même:

« Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris » (Marc 16: 16-18).

Nous voyons donc que l’exercice des dons spirituels, et que la manifestation des miracles énumérés dans ce passage, sont donc uniquement une question de foi.

Le temps des dons et des miracles n’est donc pas passé. C’est plutôt, hélas, le temps de l’incrédulité et de l’ignorance qui n’est pas passé!

Nous devons en tout premier lieu aspirer à l’amour, mais aspirer aussi aux dons spirituels, car Dieu est toujours prêt à les distribuer, pour notre édification personnelle, et pour l’édification de l’Église

Traditions humaines concernant « la guérison des maladies et des infirmités. »

Les traditions humaines sont tellement nombreuses et variées, en matière de guérison des malades, que cela suffit à expliquer pourquoi il ne se produit plus beaucoup de miracles et de guérisons aujourd’hui, dans la plupart des églises chrétiennes des pays occidentaux. Toutes ces traditions humaines ont paralysé la foi des Chrétiens. Quand on abandonne ces traditions pour revenir à la pure Parole de Dieu, on voit aussitôt les miracles et les guérisons divines se produire à nouveau. Nous exposerons quelques traditions humaines parmi les plus fréquentes, concernant la guérison divine.

* Tradition affirmant que « la guérison divine n’est pas comprise dans l’œuvre expiatoire de Jésus à la croix. »

C’est la plus nocive de toutes les traditions, car elle bloque automatiquement toute foi en la guérison divine. Cela ramène la guérison divine à une pure question de souveraineté de Dieu: « Le Seigneur nous guérit s’Il le veut, et nous laisse malade s’Il le veut. Il est Souverain. » On ne peut donc jamais être sûr que nous pourrons être guéris, et on s’indigne même à la pensée que l’on puisse chercher à « forcer la main de Dieu. »

Tandis que s’il est vrai, comme l’affirme clairement la Bible, que le Seigneur Jésus, sur la croix, a réglé le problème de nos maladies exactement de la même manière que celui de nos péchés, c’est-à-dire en les prenant sur Lui, dans Son corps, pour en faire l’expiation, afin que nous en soyons délivrés, alors quiconque peut avoir accès, par la foi, aussi bien au pardon de ses péchés qu’à la guérison de ses maladies.

La maladie et la mort sont les conséquences de la chute. Maladie, péché et mort sont les fruits d’un même arbre, celui de la connaissance du bien et du mal!

Voici ce qu’écrivait le prophète Esaïe, près de six cents ans avant Jésus-Christ:

« Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l’Éternel? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Esaïe 53: 1-5).

Ce magnifique passage nous montre très clairement que l’œuvre de la croix, accomplie par le Seigneur Jésus, réglait à la fois le problème de nos péchés, et celui de leurs conséquences, la maladie et la mort.

Ceci est confirmé par les versets suivants:

« Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies » (Matthieu 8: 16-17).

« Lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement; lui qui a porté lui–même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes » (1 Pierre 2: 23-25).

Le Seigneur Jésus a toujours systématiquement guéri tous ceux qui se sont approchés de Lui pour recevoir leur guérison. Et Il a Lui-même envoyé Ses disciples annoncer la Bonne Nouvelle, en leur ordonnant de guérir en Son nom les malades, de chasser les démons, et de ressusciter les morts.

Nous sommes certains qu’il en est toujours de même aujourd’hui, pour tous ceux qui croient.

* Tradition de « l’écharde de Paul. »

Cette tradition humaine a empêché un nombre incalculable de malades de recevoir leur guérison divine. Elle consiste à affirmer que « l’écharde dans la chair » évoquée par Paul était une maladie. Pourtant, il n’en est rien, comme il l’affirme lui-même:

« Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Cor. 12: 7-10).

Paul affirme lui-même que son « écharde dans la chair » était un « ange de Satan, placé auprès de lui pour le « souffleter » constamment, le jeter dans des calamités et le persécuter. Il ne s’agissait donc pas d’une maladie.

* Tradition concernant « Trophime. »

Paul écrit à Timothée:

« Eraste est resté à Corinthe, et j’ai laissé Trophime malade à Milet » (2 Tim. 4: 20).

La doctrine biblique de l’expiation de nos maladies par le Seigneur Jésus à la croix ne peut en aucun cas être annulée par certains cas particuliers. En d’autres termes, ce n’est pas parce que nous avons prié pour un malade, et qu’il n’a pas été instantanément guéri, que cela annule la doctrine de la guérison divine! Il n’y a aucun rapport!

Pour que tous les malades qui nous demandent de prier pour leur guérisons soient guéris, il faudrait que notre foi soit exactement celle du Seigneur Jésus. Et ce n’est pas toujours le cas, même si nous pouvons progresser dans la foi! Était-ce toujours le cas pour l’apôtre Paul? Rien ne nous permet de le penser, même si son ministère a été confirmé par de nombreux prodiges et miracles. En tout cas, il n’est pas dit que Trophime n’a pas été guéri. Il est simplement écrit qu’il était encore malade quand Paul est parti. Ne faisons pas dire à la Bible ce qu’elle ne dit pas, surtout pour combattre une doctrine clairement établie par ailleurs dans la Bible!

* Tradition concernant les « fréquentes indispositions de Timothée. »

Paul écrit aussi au même Timothée:

« Ne continue pas à ne boire que de l’eau; mais fais usage d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions » (1 Tim. 5: 23).

Nous ne savons pas exactement quelles étaient les « fréquentes indispositions » de Timothée. Mais le fait que Paul lui demande de faire usage « d’un peu de vin » peut nous éclairer. L’eau de cette époque n’était pas toujours très potable, et le vin a des propriétés désinfectantes. Paul donnait donc à Timothée un conseil de sagesse. On peut croire à la guérison divine, et rester sage dans nos habitudes alimentaires. Nous ne sommes pas obligés de manger et de boire n’importe quoi, sous prétexte que « Dieu nous gardera. » Certes, si nous avons la foi, cela sera le cas, mais il est possible que la foi de Timothée n’allait pas jusque-là!

* Tradition que « Dieu nous envoie parfois une maladie pour nous apprendre quelque chose. »

Il est écrit, à propos du ministère du Seigneur Jésus:

« Vous savez comment Dieu a oint du Saint–Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui » (Actes 10: 38).

La maladie est donc toujours une œuvre du diable, et tous ceux qui sont malades sont sous l’empire du malin. C’est pour cela que le Seigneur nous a délivrés à la croix du malin et de toutes ses œuvres

Comment peut-on donc imaginer que le Seigneur Jésus irait nous envoyer une œuvre du malin, pour nous sanctifier ou nous « apprendre quelque chose »? Dieu a bien d’autres moyens qui Lui sont propres pour nous éduquer!

Il est vrai que si nous pratiquons le péché, sans nous en repentir, ou si nous prenons la Sainte Cène indignement, nous ouvrirons une porte au jugement divin, et ce jugement peut passer par une permission faite à Satan de nous attaquer dans notre santé. Mais il est clair que si nous nous repentons, le Seigneur ôtera le jugement et nous guérira!

Il est vrai aussi que le Seigneur peut nous parler quand nous sommes malades, même si ce n’est pas Lui qui est la cause de notre maladie. Le Seigneur utilisera toujours toutes les situations pour nous parler. Mais de là à dire que c’est Lui qui nous envoie la maladie, simplement pour nous éduquer et nous apprendre quelque chose, il y a un pas que nous ne devons pas franchir!

Étant donné que le Seigneur Jésus S’est chargé de nos maladies à la croix, il est impensable qu’Il puisse utiliser la maladie comme un moyen de notre sanctification!

* Tradition que « le malade a toujours besoin de foi pour être guéri. »

Il n’est pas nécessaire que le malade ait la foi pour être guéri! Mais, si le malade n’a pas la foi, il est nécessaire que quelqu’un ait la foi pour lui, notamment celui qui prie pour lui! Si personne n’a la foi, il ne se produira rien, à moins d’un acte souverain de Dieu, acte qui n’est alors nullement garanti!

Nous devons tous développer notre foi personnelle en la guérison, car nous ne trouverons pas toujours quelqu’un qui puisse prier pour nous avec foi, si nous en avons besoin. Mais nous devons aussi développer notre foi pour aider les autres, et servir de canal pour leur trasmettre les bénédictions que le Seigneur veut leur donner.

* Tradition que « Jésus, à Nazareth, n’a rien pu faire, à cause de l’incrédulité des habitants. »

Voici ce qui est écrit exactement:

« Lorsque Jésus eut achevé ces paraboles, il partit de là. S’étant rendu dans sa patrie, il enseignait dans la synagogue, de sorte que ceux qui l’entendirent étaient étonnés et disaient: D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles? N’est–ce pas le fils du charpentier? n’est–ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont–ils pas ses frères? et ses sœurs ne sont–elles pas toutes parmi nous? D’où lui viennent donc toutes ces choses? Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit: Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité » (Matthieu 13: 53-58).

A Nazareth, Jésus était connu depuis longtemps comme le simple « fils du charpentier. » Pendant de nombreuses années, tout le monde l’avait connu comme un jeune homme qui n’avait jamais fait aucun miracle. Et tous se posaient beaucoup de questions à Son sujet, alimentant les doutes et l’incrédulité.

Cela signifie que quand Jésus arrivait à Nazareth, les foules ne se pressaient pas autour de Lui, notamment pour Lui demander des guérisons. Et Jésus n’a pu guérir là que les « quelques malades » présents.

Mais il est clair qu’Il n’a pas « essayé » de les guérir, et qu’Il n’y est pas parvenu, à cause de leur incrédulité! Car il est arrivé par ailleurs, à d’autres moments, que le Seigneur guérisse des malades qui ne Lui avaient rien demandé, et qui ne croyaient pas, comme le paralytique à la piscine de Bethesda.

Ainsi, si Jésus ne put pas faire beaucoup de miracles dans Sa patrie, ce fut uniquement parce que la « demande » de miracles était faible!

* Tradition que « ce n’est pas le moment de Dieu. »

Combien de fois avons-nous pu entendre cela! « Ce n’est pas le moment de Dieu! Le malade sera guéri quand ce sera le moment de Dieu! »

Bien-aimés, le moment de Dieu, dans la Bible, c’est toujours aujourd’hui et maintenant!

« Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6: 1-2).

Le mot « salut, » en grec, est un mot tout inclusif, qui concerne tous les aspects spirituels, moraux et physiques de notre rédemption: pardon des péchés, guérisons des maladies, délivrance des liens démoniaques…

Dieu est-il toujours prêt à sauver une âme, aujourd’hui et maintenant? Certainement! Il est donc toujours prêt à nous guérir aussi de nos maladies et à nous délivrer de tous nos liens, si nous croyons qu’Il veut le faire, et qu’Il l’a déjà fait en Jésus-Christ!

* Tradition qu’il y a « quelque part un péché caché qui fait obstacle à la guérison. »

Aucun péché ne peut faire obstacle à une guérison, si ce n’est le péché d’incrédulité! Cette affirmation peut vous choquer, mais c’est la vérité biblique! Le Seigneur Jésus n’a pratiquement guéri que des pécheurs, et le péché de ces malades, qui avait pu causer leur maladie, n’a jamais empêché le Seigneur de les guérir!

En revanche, après les avoir guéris, le Seigneur leur recommandait parfois « de ne plus pécher, de peur qu’il leur arrive quelque chose de pire. » Mais Il les guérissait d’abord! Le seul obstacle à la guérison est donc l’incrédulité, le plus souvent causée par l’ignorance de la volonté de Dieu.

Nous pouvons parfois lire ou entendre des témoignages nous montrant qu’un péché faisait obstacle à une guérison, et que celle-ci a pu être obtenue une fois que le péché a pu être confessé.

Ces témoignages ne doivent pas annuler l’enseignement de la Parole de Dieu. Ils sont réels, certes, mais si ceux qui priaient pour les malades étaient convaincus qu’un péché caché pouvait faire obstacle à la guérison, il leur a été fait selon leur foi! Le simple fait de croire qu’un péché caché peut faire obstacle à une guérison suffit pour qu’un péché caché fasse obstacle à la guérison!

Nous avons également connu le cas de serviteurs de Dieu puissants, qui obtenaient de grands miracles, et qui vivaient pourtant eux-mêmes dans le péché. Leur péché n’a pas fait obstacle à la guérison des malades pour lesquels ils priaient! Le Seigneur Jésus a dit:

« Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui–là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour–là : Seigneur, Seigneur, n’avons–nous pas prophétisé par ton nom? n’avons–nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons–nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez–vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7: 21-23).

Ainsi, la puissance manifestée par un ministère n’est aucunement l’indication que ce ministère marche dans la sanctification! Ne soyons jamais séduits par cette tradition humaine!

* Tradition que « le Corps de Christ est malade, donc nous ne pouvons éviter la maladie. »

Il s’agit là d’une idée pervertie de notre relation avec le Corps de Christ. Il est vrai que l’Église est bien souvent malade. Mais si, pour cette raison, nous devions nous aussi être toujours malade avec elle, il n’y aurait jamais aucune guérison possible!

Satan envoie de telles pensées charnelles pour nous priver des bénédictions divines! Il veut toujours dérober, égorger et détruire. Une telle idée n’est que de l’incrédulité déguisée, qui nous empêche d’exercer notre foi personnelle en matière de guérison. Bien au contraire, nous pouvons transmettre un supplément de vie divine au Corps de Christ, en recevant une guérison!

Si nous appliquions ce raisonnement au péché, nous pourrions dire également que, puisque l’Église comprend toujours certains Chrétiens qui vivent dans le péché, nous aussi, nous ne pouvons pas éviter de vivre dans le péché! Vous voyez où de tels raisonnements peuvent nous conduire! Nous devons les rejeter avec la plus grande fermeté, comme tout ce qui vient de la chair, du monde et du malin!

* Tradition que « notre corps physique a ses besoins, et que nous ne pouvons pas l’empêcher de les satisfaire. »

Il s’agit d’une autre pensée parfaitement charnelle, que la chair nous envoie pour nous contrôler et nous maintenir dans son esclavage! Cette pensée est en contradiction absolue avec l’enseignement de la Bible, qui nous exhorte à marcher dans la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur! Nous devons, comme Paul, maintenir notre corps fermement assujetti à notre volonté et à la volonté de Dieu, par la foi en la puissance de Jésus-Christ! Aucun désir de notre corps, en particulier aucun désir impur, ne doit dominer sur nous!

* Tradition que « Dieu a donné les médecins, et que la médecine a sa place dans la guérison divine, puisque toute guérison vient de Dieu. »

Ce n’est pas Dieu qui a donné les médecins. Mais c’est Dieu qui a donné l’intelligence aux hommes. Et les hommes coupés de Dieu ont employé leur intelligence pour inventer toutes sortes de systèmes pour tenter de les protéger et de satisfaire leurs besoins.

Les médecins font une noble tâche, mais il s’agit d’une tâche humaine, qui utilise des moyens humains, et qui n’a rien à voir avec l’action surnaturelle de Dieu.

Par ailleurs, il est faux de dire que toute guérison vient de Dieu. Le diable sait aussi guérir, puisqu’il est l’auteur de la maladie. Il peut ôter temporairement une maladie, si cela sert ses plans, et s’il peut nous lier par ailleurs. Les sorciers peuvent guérir, mais jamais leurs guérisons ne viennent de Dieu!

Il y avait une science médicale grecque et égyptienne bien développée, au temps de Jésus. Mais jamais le Seigneur n’a conseillé aux malades d’aller voir les médecins avant d’avoir recours à Lui! Le Seigneur a toujours guéri par la puissance du Saint-Esprit.

Le Seigneur laisse les Chrétiens libres d’avoir recours à la médecine des hommes. Cela dépend du niveau de leur foi. Mais Il veut simplement nous montrer, par Sa Parole, qu’Il S’est chargé de nos maladies, par amour pour nous, et qu’Il peut guérir bien mieux que les médecins, gratuitement, et sans douleurs ni séquelles. Il nous demande simplement de croire.

* Tradition de la « malédiction des ancêtres. »

Selon cette tradition tenace, nous « sommes malades parce que nous devons supporter les malédictions entraînées par les péchés de nos ancêtres. »

On cite, à l’appui de cette tradition, des passages de l’Ancien Testament tels que celui-ci:

« Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent » (Exode 20: 4-5).

Cette disposition était incluse dans la Loi de Moïse. Mais l’Église de Jésus-Christ n’est plus sous la Loi. Tous ceux qui sont nés de nouveau ont changé de père! C’est Dieu qui est leur Père, et leur hérédité n’est plus une hérédité humaine! Nous sommes participants de la nature divine, et la malédiction de nos ancêtres a été définitivement coupée en Christ!

Déjà, du temps du Prophète Ézéchiel, cette disposition de la Loi de Moïse avait été modifiée par le Seigneur:

« La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots: Pourquoi dites–vous ce proverbe dans le pays d’Israël: les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées? Je suis vivant! dit le Seigneur, l’Éternel, vous n’aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël. Voici, toutes les âmes sont à moi; l’âme du fils comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi; l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ézéchiel 18: 1-4).

Les Chrétiens sont donc libérés de toute malédiction provenant des péchés de leurs ancêtres. Si une telle malédiction essayait de se manifester dans la vie d’un Chrétien, il serait en droit de la repousser victorieusement au nom du Seigneur Jésus, car il en a été libéré à la croix.

* Tradition que « nous avons besoin d’une certaine atmosphère de foi pour « faire descendre l’onction » et voir des miracles se produire. »

Le Seigneur Jésus n’avait jamais besoin de « produire une atmosphère de foi pour faire descendre l’onction »! Il ne Se promenait pas dans les villages et sur les places publiques avec Sa chorale et Son groupe de louange, pour « faire descendre l’onction »! Il était toujours prêt à guérir n’importe qui, n’importe où, n’importe quand, de n’importe quelle maladie ou infirmité!

Il existe d’ailleurs toute une série de traditions humaines concernant l’onction divine. Certains disent qu’ils « sentent » venir une « onction de délivrance, ou une « onction de guérison » de tel type de maladie. D’autres invoquent la « descente de l’Esprit, » afin qu’Il nous fasse sentir Son onction.

Bien-aimés, tout cela ne sont que des traditions humaines et des manifestations d’incrédulité!

Il est possible de ressentir parfois l’onction divine au cours d’une réunion. Mais, par définition, l’onction divine ne se sent pas, car elle appartient au domaine spirituel, et nos sens n’y ont pas accès. Nous devons toujours agir par la foi, sans ressentir quoi que ce soit, uniquement en nous appuyant sur les paroles et les promesses du Seigneur.

Dans la nouvelle alliance, tous les enfants de Dieu ont reçu l’onction divine, et cette onction est l’onction maximum de la présence du Saint-Esprit en eux! L’onction dont disposent les Chrétiens est la plus puissante qui ait jamais existé, car ils bénéficient de la présence permanente de Dieu Lui-même en eux! Ils disposent tous de la même onction dont Jésus-Christ disposait!

« Pour vous, vous avez reçu l’onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance… Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés » (1 Jean 2: 20, 27).

Si nous croyons que nous avons déjà reçu l’onction divine, d’une part, nous n’avons pas besoin de la « sentir » pour agir, mais nous pouvons agir dans la pleine assurance que cette onction produira tous les résultats qu’elle doit produire, comme dans le cas du Seigneur Jésus. Nous n’aurons pas besoin d’une « atmosphère de foi » pour imposer les mains aux malades, et nous pourrons imposer les mains à des malades rencontrés dans la rue ou dans un centre commercial, bien loin de « l’atmosphère de foi » des églises! D’ailleurs, dans beaucoup d’églises, il ne s’agit plus, hélas, « d’une atmosphère de foi, » mais d’une lourde atmosphère d’incrédulité!

* Tradition que « Dieu n’a pas changé, mais que Sa manière d’agir a changé. »

Bien-aimés, quand nous sommes devant une promesse de Dieu, ou une vérité clairement établie par la Bible, non seulement Dieu ne changera jamais, mais Il ne changera jamais Sa manière d’agir! Il agira toujours de la même manière dont nous voyons le Seigneur Jésus agir dans les Écritures!

Nous sommes toujours au temps de la grâce. Les Actes des Apôtres ne sont pas encore achevés!

Conclusion.

Parvenus au terme de cette courte étude, nous devons ajouter que nous n’avons abordé ici que certaines des principales traditions humaines qui sont encore bien vivaces au milieu du peuple chrétien. Mais il y en a bien d’autres! Il y aurait beaucoup à dire encore, s’il nous fallait aborder d’autres fausses doctrines importantes, qu’il nous faudrait pourtant assimiler à ces traditions humaines, même si ces fausses doctrines sont d’abord d’inspiration démoniaque.

Nous pourrions citer, par exemple, la fausse doctrine de la mort spirituelle de Jésus, la fausse doctrine du remariage des divorcés, la fausse doctrine du Logos et du Rhéma, toutes les fausses doctrines concernant la Personne de Christ ou les Personnes divines, la fausse doctrine du baptême obligatoire au seul nom de Jésus, etc… Mais nous ne voulons pas surcharger notre étude. Nous avons déjà eu l’occasion d’en parler par ailleurs, ou nous aurons l’occasion d’en reparler plus tard.

Il nous faut simplement rappeler, en concluant, que toutes ces traditions humaines bloquent ou handicapent la foi des Chrétiens, car « la foi vient toujours de ce que l’on entend, et ce que l’on entend de la Parole de Christ, » et non de la Tradition des hommes. Comment voulez-vous, avec un tel poids de traditions, que la plus grande partie de l’Église de Dieu ne soit pas aussi faible dans la foi?

On peut même affirmer sans se tromper que chaque fois que nous sommes en présence de l’incrédulité, nous pouvons être certains qu’elle est causée, quelque part, par la présence d’une tradition humaine, qui a remplacé et annulé la Parole de Dieu.

Toutefois, ce qui est encourageant, c’est qu’il est possible, donc nécessaire, de se libérer de toutes ces traditions. Le Seigneur Jésus a promis que Ses brebis entendraient toujours Sa voix, et qu’elles seraient conduites dans toute la Vérité.

Le Saint-Esprit est donc puissamment à l’œuvre, dans la vie de tous les véritables enfants de Dieu, de ceux qui désirent marcher dans la Vérité et être remplis de l’Esprit, pour les purifier de toutes leurs traditions humaines, pour détruire toutes les forteresses des mensonges de Satan, et pour les établir dans Sa Vérité, qui produit la foi.

L’Église glorieuse qui sera enlevée à la rencontre du Seigneur sera entièrement purifiée de toutes ces traditions humaines, par la grâce et la puissance de Dieu! Elle sera exclusivement attachée à la Parole de son Seigneur.

« Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Cor. 10: 4-5). Voilà ce que nous devons tous faire!

Que le Nom de Jésus soit béni pour ce travail de purification! Soyons persuadés que le Seigneur achèvera cette œuvre dans la vie de Ses enfants, et qu’ils seront tous prêts lors de l’avènement de Jésus-Christ! Amen!

Fin.



Auteur : Henri VIAUD-MURAT

Les commentaires postés
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  Be true with God's
La tradition a été toujours en contradiction avec la vérité de la Parole de Dieu en CHrist Jésus le Seigneur , je le dis fraternellement Dieu fait ce qu'il veut , s'il veut guérir une personne il le féra pour sa gloire, le Seigneur Jésus est venu pour guérir nos âmes assoiffés, la guérison ne garantit pas la vie éternelle, les choses les plus importantes les Evangéliques post-modernes ne le cherchent pas,la sanctification,la persévérance, la patience, l'amour fraternel, être vrai devant Dieu le Père en son Fils Christ Jésus le plus grand danger dans le milieu dit Evangélique cet à la recherche des expériences extra bibliques, les miracles etc... notre marche dans ce monde doit être un modèle pour les non-croyants en vivant pour Christ en crucifiant la chair et ses désirs, le péché, l'orgueil de la vie, le dieu de moi en passant aux âmes perdues en leur annonçant la Bonne Nouvelle du Royaumes des cieux, la justice, la tempérance et le jugement à vénir n'entendons nous pas l'Enfer !
Commentaire posté par Benniecool le 08-02-2010 / France
     
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