«Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs» (1 Corinthiens 15.33)
Les gens que
nous fréquentons font la personne que nous sommes. Paul nous dit que
les mauvaises relations corrompent les bonnes mœurs. En l’occurrence,
nous devons veiller aux gens que nous admettons dans notre cercle direct
d’influence, car ceux-ci nous tireront soit vers le haut, soit vers le
bas.
Certaines de nos relations sont toxiques
et Dieu nous donne la sagesse de nous en dégager, puis de nous tourner
vers celles qui vont apporter un solde positif sur notre compte.
Nous devrons parfois marquer une pose et
admettre les évidences « Je ne grandis pas avec cette personne. Je me
sens mal, rabaissé, jugé. Elle ne fait que critiquer, se plaindre, et
cela me rend aigri et négatif à mon tour. »
Cela n’est pas du jugement mais de la
lucidité. Il nous faut voir clair au sujet de certaines personnes et
savoir mesurer leur influence dans notre vie. Le Seigneur ne nous
reprochera jamais d’admettre qu’une personne est toxique et qu’elle
risque de nous ralentir.
Par charité chrétienne, nous nous sentons
parfois obligés de fréquenter tout le monde, de nous entendre avec tout
le monde. Mais le Seigneur ne nous demande pas cela. Vous pouvez aimer
tout le monde, mais parfois… de loin.
Fréquentons des gens qui sont remplis de
foi, qui nous mettent au défi, nous encouragent, qui ne passent pas leur
temps à se plaindre, qui ne sont pas manipulateurs, qui ne font pas que
se divertir. Inspirons-nous de cet homme qui traite les gens avec
respect, qui a des objectifs, qui est discipliné, qui travaille.
Bien sûr, cela ne signifie pas que nous
devions cesser d’aller vers les gens, et notamment des éclopés de la
vie. Jésus lui-même fréquentait les prostituées, les adultères et les
voleurs, mais il s’agit là d’un tout autre sujet. D’autre part, nous
avons tous des défauts et personne n’est pas parfait, mais nous devons
aussi faire preuve de sagesse vis-à-vis des gens que nous admettons dans
notre cercle d’amis intimes.
Maintenant, voyons les différents types de relations toxiques :
Une catégorie est celle de gens qui
abusent de vous verbalement. « Tu ne fais rien correctement », « tu n’es
qu’un bon à rien », « Tu es moche », disent-ils à longueur de temps.
Ceux-ci vous blessent et vous amenuisent.
Une autre catégorie est celle des gens
négatifs. Cette négativité peut se manifester par de la critique, du
cynisme, du sarcasme, des plaintes incessantes. Si nous restons à leur
contact, leur négativité va nous contaminer et nous n’accomplirons
jamais rien de bon, car Dieu ne bénit pas la négativité.
Les gens négatifs vous diront également que ce que vous entreprenez va
échouer. En fait, elles ne le pensent pas, mais elles savent que vous
avez des chances de réussir, et comme elles sont trop paresseuses pour
entreprendre quelque chose, et plutôt que de vous imiter en payant le
prix de l’excellence, elles vont chercher à vous abaisser à leur niveau
de médiocrité.
Autrefois, lorsque je me sentais seul,
j’allais rendre visite à une chrétienne qui habitait près de chez moi.
Mais j’ai remarqué que, derrière ses sourires, elle m’écoutait dans
l’idée de collecter des informations à mon sujet, puis d’aller les
colporter à tout le monde en déformant la réalité.
J’avais aussi remarqué qu’elle portait un
regard incrédule sur mes projets dont je lui faisais part. Or, son
incrédulité m’affectait et je finissais par douter de moi-même.
Aujourd’hui, j’ai totalement cessé de la voir et je ne m’en porte que
mieux.
Une autre catégorie de relations toxiques
concerne celle des gens à problèmes qui profitent de votre gentillesse
et pompent toute votre énergie en vous demandant sans cesse de les
aider. Celles-ci ne font jamais rien pour elles-mêmes et sont comme des
sangsues jamais repues.
Vouloir soutenir de telles personnes est
une perte de temps, car nous ne pouvons aider une personne qu’à la
condition qu’elle soit elle-même dans une démarche de foi et qu’elle
désire sincèrement voir sa situation changer.
En France, les œuvres de bienfaisances
regorgent de gens qui ont une mentalité de « t’aurais pas une petite
pièce ? » mais qui refusent de travailler.
Dieu ne nous demande pas de rendre tout
le monde heureux. Certains ont des besoins auxquels nous pouvons
pourvoir, mais d’autres sont des manipulateurs. Or, si vous vous
investissez trop auprès d’eux, non seulement leur situation ne changera
pas, mais ils vous épuiseront et vous n’aurez même plus de force pour
relever vos propres défis.
En fait, le meilleur moyen d’aider une personne sera parfois de ne pas intervenir.
J’ai entendu parler d’une femme qui avait
un passé douloureux. Elle était mariée, avait un enfant, et son mari
l’aimait. Mais elle sortait sans cesse pour faire la fête. Parfois, elle
ne revenait pas avant plusieurs jours. Elle était également dépressive
et très instable dans son caractère. Son époux s’est énormément démené
pour la rendre heureuse et récupérer toutes ses bêtises.
Puis un jour, il a remarqué que, non
seulement elle ne changeait pas, mais qu’il finissait lui-même par aller
mal. Il lui a alors dit « J’en ai marre. A partir de maintenant, je ne
vais plus rien faire pour toi. Je t’aime, mais tu te débrouilles. »
Finalement, son épouse a opéré un changement extraordinaire.
Aujourd’hui, ils sont un couple sain, fort et plus heureux que jamais.
Cette femme a dit un jour « Il n’y avait pas de phrase que j’avais le
plus besoin d’entendre. »
Nous ne rendons pas service à une
personne en voulant trop faire de choses à sa place. Cela peut partir
d’un bon sentiment, mais en définitive, elle ne grandira pas et
n’entreprendra jamais rien par elle-même.
Olivier Moulin
—————————————————
Olivier Moulin vit sur
Orléans et exerce un ministère pastoral et d’évangélisation. Sa mission
est d’amener les gens à Christ, puis de les amener à prendre conscience
de leur potentiel, car le Seigneur a déversé en nous ses dons et ses
capacités et nous pouvons étendre nos ailes et voler bien plus haut que
nous ne l’imaginons.