Selon le journal 20
Minutes, qui se fait l'écho du recensement fédéral de 2010, une personne
sur cinq (20,1%) serait «sans religion». Un chiffre deux fois plus
important qu'en l'an 2000.
Le
catholicisme et le protestantisme perdent du terrain, tout en
demeurant, de très loin, les deux confessions les plus répandues
(respectivement 38,8% et 30,9%). «Le pourcentage des catholiques romains
a ainsi diminué de 3,7 points et celui des réformés évangéliques de 3,2
point» déclare l'Office fédéral de la statistique.
A noter, en outre, que
le canton de Berne est le seul de tradition protestante où l'Eglise
réformée évangélique atteint encore une part supérieure à 60%.
Parallèlement à cette évolution, l'Islam a enregistré une croissance de
0,9 points au cours de la dernière décennie. Les musulmans représentent
désormais 4,5% de la population.
Pour autant, l'islam
n'est pas la seule religion à se développer. Si les Suisses délaissent
massivement les églises traditionnelles, il en est tout autre du
mouvement évangélique. D'ailleurs, en 2011, le journaliste Samuel
Jaberg, de SwissInfo, publiait un article intitulé : «le boom
évangélique touche aussi la Suisse».
Dans son article,
Samuel Jaberg constate que «les Eglises évangéliques rassemblent chaque
dimanche deux fois plus de fidèles que les Eglises protestantes
traditionnelles». Interviewé, le sociologue Olivier Favre analyse que :
«la manière très moderne de célébrer le culte attire les jeunes. (...)
Et cette progression doit également pour beaucoup à la migration et à la
poussée des Eglises dites «ethniques», surtout présentes dans les
villes. Ces Eglises fonctionnent comme des sas d’entrée pour les
migrants africains et sud-américains. Ce sont des lieux d’entraide
essentiels. Ils y retrouvent également la musique et la langue qui leur
rappellent leur pays d’origine».
Paul OHLOTT