Nous pensons parfois ne pas avoir les ressources nécessaires pour réussir alors que les moyens dont nous avons besoin se trouvent devant nous. Nous disons «Ah, si je vivais ailleurs», «Si j’avais plus d’argent», «Si j’avais les bons contacts», alors que Dieu a déjà mis à notre disposition les bonnes relations ou les bons moyens.
Ainsi, ne portez pas nécessairement vos yeux sur le lointain en pensant que ce qui est ailleurs est nécessairement meilleur, ou ne vous focalisez pas sur ce que vous n’avez pas, mais sachez reconnaître ce que Dieu a déjà mis à votre disposition. Peut-être que les gens ou les opportunités qui sont devant vous sont le moyen par lequel Dieu a commencé à répondre à votre besoin. Ils peuvent vous sembler ordinaires mais ils suffisent pour vous permettre de faire une avancée majeure.
Ce qui compte n’est pas le caractère exceptionnel d’une chose, mais le Dieu qui se trouve derrière et la faveur qui repose sur votre vie. Lorsque l’onction et Sa faveur reposent sur une personne, le moindre objet devient puissant. David posa un jour sa candidature pour casser la figure à Goliath. Il n’avait pas d’équipement militaire, personne ne le soutenait, et la seule arme dont il disposait était une fronde et cinq pierres. Mais une seule pierre suffit pour achever Goliath.
Une fronde et cinq pierres peuvent sembler ordinaires, mais cela n’avait rien d’ordinaire entre les mains de Dieu.
Pensez aussi à Samson. Une armée de philistins est venue un jour pour le saisir et le tuer. Il n’avait ni char ni épée mais a saisi une mâchoire d’âne qui traînait à terre et a tué mille d’entre eux. Une mâchoire d’âne n’a rien d’une arme de guerre sophistiquée mais elle a suffi à tuer mille hommes.
Pensez enfin à Moïse. Dieu avait dit qu’Il accomplirait de grands miracles par son canal alors qu’il étendrait son bâton. Lorsque le peuple s’est retrouvé face à la mer et qu’il fut pris en chasse par l’armée égyptienne, Moïse a tendu le bras, les eaux se sont ouvertes, le peuple est passé, et les eaux se sont refermées sur l’armée. Le bâton de Moïse n’avait rien de spécial, mais entre les mains de Dieu, ce bâton devenait extraordinaire.
J’imagine que lorsque Dieu a demandé à Moïse pour la première fois de prendre ce bâton, il a dû penser «Quoi, ce bout de bois ordinaire ? Mais je pensais que tu ferais un miracle ?», mais Moïse a juste obéi. Si vous faites votre part dans le naturel, tout comme Moïse a brandi le bâton, Dieu fera la sienne dans le surnaturel.
Peu importe les géants auquel vous faites face car Dieu est infiniment plus grand, et d’autre part, Il ne permettra jamais que vous passiez par une situation sans vous donner les moyens de la surmonter.
Peu importe également que vous n’ayez pas suffisamment de talents car lorsque Dieu se tient à vos côtés, vous accomplissez plus d’exploits que ceux qui en ont beaucoup.
Commencez par planter en terre les quelques semences de foi dont vous disposez, même si elles vous semblent minimes, et Dieu en amplifiera la portée.
«Car qui donc a méprisé le jour des petits commencements ?…» (Zacharie 4.10)
Devant les défis de la vie, ce n’est pas le moment de fuir ou de tomber dans l’apitoiement de soi, mais plus que jamais de se lever.
Dieu recherche des gens qui ont conscience qu’Il souffle dans leur direction.
La ville de Samarie était un jour assiégée par l’armée syrienne et la population souffrait de famine. Quatre lépreux qui avaient été exclus de la ville se dirent « Pourquoi restons-nous ici à attendre la mort ? Si nous entrons en ville nous mourrons car il n’y a rien à manger, et si nous restons, nous mourrons également. Descendons plutôt au camp des syriens. S’ils nous laissent vivre, tant mieux, et s’ils nous font mourir, nous mourrons.»
Ils se sont rendus au camp syrien et Dieu a rendu le bruit de leurs pas semblables à celui d’une puissante armée équipée de chevaux et de chars. L’armée syrienne, alors prise de panique, s’est enfuit en laissant leurs richesses et leurs vivres. Les quatre lépreux sont partis en informer les habitants de Samarie et tous se sont enrichis.
Ces quatre hommes ne possédaient pas grand-chose mais le peu qu’ils avaient était juste ce dont ils avaient besoin (2 Rois 7). Ils ont juste marché en direction des syriens et Dieu a amplifié leur pas comme ceux d’une grande armée.
Ainsi, notre prière ne devrait pas toujours être «Seigneur, interviens», mais «Ouvre mes yeux et montre-moi ce que tu as déjà mis à ma disposition».
Si vous êtes apôtre, n’allez pas nécessairement chercher ailleurs les aides dont vous auriez besoin, ou n’allez pas pêcher dans l’aquarium du voisin, mais laissez le Seigneur les susciter du sein même de votre assemblée, ou laissez-les venir à vous.
C’est un principe : une brebis reconnaît la voix de son berger (Jean 10.3). Si vous êtes berger, prêchez juste et les brebis qui vous sont destinées – musiciens, enseignants, évangélistes, aides, etc. – reconnaîtront votre voix et se joindront naturellement à vous.
Olivier Moulin