les coûts. C’est le cas des Kasooha, qui vivent à quatre familles dans un petit appartement d’un quartier modeste de Damas. Ce qui représente 16 personnes ! « Au départ nous étions 26, avec 14 enfants, mais deux familles ont déménagé. »
Ils ont fui Al-Qusayr, à 20 kms de Homs, comme la plupart des 7 000 chrétiens que comptait cette ville. D’après Ghada Kadoosha, « Les chrétiens ont été considérés comme étant du côté du régime, c’est pourquoi ils ont tous fui. »
Tous les membres de la famille Kasooha ont
perdu leur travail depuis plus d’un an déjà, date du début de la
violence qui a paralysé l’économie nationale. Et il est impossible
aujourd’hui de trouver du travail à Damas où une grande partie de la
population est déjà sans emploi.
« Pas de travail signifie pas de revenu.
Nous avions des magasins où nous vendions des fruits. Maintenant c’est
le temps de la récolte et de gagner de l’argent mais nous ne pouvons pas
aller là-bas. Vous pouvez imaginer notre situation financière après
autant de temps sans revenu. »
Mais une occasion pour les églises de mettre l’Evangile en pratique !
Ces familles dépendent presque entièrement
de l’aide matérielle fournie par les églises locales, qui les
soutiennent également par des visites d’encouragement. Mais les églises
ne peuvent subvenir seules à tous ces besoins, car leurs membres sont
également touchés par la crise économique.
Portes Ouvertes soutient les églises dans leur effort d’aide aux réfugiés.
Grâce à ce soutien, ce sont 235 familles à Damas, mais également 340 à
Homs, 23 à Daraa, 17 à Marmarita et 15 à Tartous qui sont prises en
charge.
Comme l’explique un pasteur : « Nous
sentons que c’est le moment pour nous d’être présents. Nous pouvons
soutenir les gens, répondre aux questions. C’est aussi une grande
opportunité pour les églises de tendre la main activement et d’être
présentes dans la société. Nous voyons des cœurs ouverts à l’Evangile ! »