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Jean-Ruben | Lévitique 19v18 : Tu aimeras ton prochain comme toi-même
   
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Mis en ligne le : 02/10/2017
Lévitique 19v18 : Tu aimeras ton prochain comme toi-même

1. La compréhension la plus habituelle de ce commandement : « tu aimeras ton prochain comme toi-même »:

La traduction « comme toi-même » se comprend le plus souvent comme l’amour qu’on doit se porter à soi-même ; il s’agirait donc de 2 commandements, en interprétant de cette manière notre texte : « Tu dois aimer ton prochain comme toi aussi tu dois t’aimer toi-même » : cela donne une perspective psychologique intéressante qui est bien développée aujourd’hui : l’amour du prochain présuppose l’estime de soi, l’acceptation de ses limites, le refus d’une culpabilité passée dévalorisante.

Mais cette compréhension peut poser quelques problèmes et limiter (ou même renverser) la notion d’amour que Dieu enseigne ici. En effet, notre conception humaine de l’amour repose souvent sur le sentiment : et nous nous aimons facilement quand nous sommes contents de nous-mêmes et nous nous haïssons rapidement quand nous nous reprochons quelque chose ; notre amour pour les autres peut-il être sur le même registre ?

Et puis, l’amour pour soi-même ne peut pas être le critère de l’amour d’autrui ; pourquoi ? Parce que cette approche permettrait, par exemple, à celui qui accepte les injures d’injurier à son tour les autres ; ou parce que celui qui s’aime parce qu’il est fort, lui permettrait de ne pas aimer ceux qui lui paraissent faibles.

Notre conception plus ou moins juste (et quelques fois fausse, en tout cas bien limitée) de l’amour ne peut être la norme. La norme est bien l’amour de Dieu pour nous et non pas notre vécu ou notre ressenti personnel.

D’autre part, le contexte de toute la Bible ne s’arrête pas à ce genre d’approche psychologique où c’est le moi qui est mis en avant, et cela en particulier le contexte de Lévitique 19.

2. Le contexte de Lévitique 19 et de l’Ancien Testament :

. La société décrite ici est présentée dans toute sa diversité, avec la réalité des tensions qui peuvent en résulter : on y voit le propriétaire comme le pauvre qui va glaner, l’homme libre comme l’esclave, le patron comme le salarié, le jeune comme le vieillard, l’accusé comme le témoin, le coupable comme la victime, l’indigène comme l’étranger, l’immigré. Comment gérer la réalité de ces différentes couches de la société ? Cette approche très pratique de la vie se conclut par « l’amour du prochain comme soi ».

Cette loi d’amour est développée dans ce chapitre à travers d’autres lois d’amour, auxquelles l’israélite est appelé à se soumettre. Ces lois ne relèvent pas tant d’un sentiment affectif et subjectif mais de précisions très concrètes.

. Il y a un parallèle à faire au sein des 2 parties de ce chapitre 19 ; la première se termine par : « Et tu aimeras ton prochain comme toi » (v18), et la seconde par : « Et tu aimeras l’étranger comme toi » (v34), avec cette comparaison que les israélites avaient vécue : « car vous avez été vous aussi des étrangers sur la terre d’Egypte ». Il semble qu’il faut comprendre ces 2 commandements en parallèle, comme en stéréophonie ; les 2 se complètent et s’expliquent mutuellement. L’israélite doit aimer en comprenant ce que vit celui qui traverse une situation éprouvante parce qu’un jour il l’a vécue lui-même, « comme toi-même » tu l’as vécue. Et les 2 commandements se terminent par : « Je suis l’Eternel, votre Dieu » ; point d’orgue au commandement d’amour.

3. Comment comprendre « aimer son prochain »?

« Cela semble évident !! » Vraiment ? Comment vivons-nous la relation au prochain ? D’après ce que je vois chez les autres et chez moi, l’amour est dépendant de ce que l’on ressent vis-à-vis du prochain. L’intérêt pour lui est déterminé par les sentiments. Mais comment comprendre alors qu’ici (et ailleurs, y compris dans l’enseignement de Jésus, des apôtres), l’amour relève d’un commandement ? En fait il est, selon Dieu, dépendant de la volonté. Ce sont des impératifs qui déterminent l’amour. L’amour n’est pas la conséquence d’une inclinaison favorable mais il est mû par le désir de témoigner concrètement cette recherche de l’intérêt du prochain et non le sien. Même si les conséquences pour soi-même sont heureuses, l’amour de soi-même n’est pas inscrit dans le plan de Dieu.

Dans Lévitique 19, les dimensions de l’amour sont pratiques, en particulier les v17-18. Au lieu de haïr celui qui a fait du tort (c’est-à-dire de préparer une riposte qui fasse mal), au lieu de la vengeance et de la colère qu’on garde en mémoire, Dieu demande d’aimer : comment ? En allant lui parler ouvertement, lui dire le reproche qu’on lui fait, c’est-à-dire en ayant le courage de l’avertir (v18). C’est cette manière-là qui explicite ce qui suit : « Ainsi tu aimeras ».

L’amour dont il est question ici n’est donc pas une émotion sans implication concrète ou un idéal utopique qui peut facilement se retourner comme une crêpe (et il arrive qu’elle ne se retourne pas correctement, en plus…). Sinon, la relation est très changeante. Non, l’interprétation sentimentale de cet amour n’est pas celle que Dieu enseigne.

Dans la Bibleaimer se traduit en actes ; que ce soit envers le frère (v18-19) ou envers l’étranger (v33-34) : il s’agit de respecter et de venir en aide à l’immigré comme à l’indigène, à celui qu’on considère comme proche ou lointain.

L’amitié entre David et Jonathan l’exprime de cette manière (1 Sa 18v1 et 3, 20v17) : « L’âme (la vie) de Jonathan fut attachée à l’âme (la vie) de David et Jonathan l’aima comme lui-même ». Ce n’est pas la même expression que dans Lévitique 19v18 mais le résultat est le même : il a conclu avec David une alliance de fidélité ; cette alliance, à cette époque, engageait le vassal (en l’occurrence Jonathan qui reconnaissait en David le futur roi) à l’aimer, c’est-à-dire à lui venir en aide, même au prix de sa vie. C’est ce qui s’est passé quand Saül, son père, à propos de David, a voulu tuer Jonathan avec sa lance. Il aimait David comme lui-même et il l’a prouvé pratiquement.

 

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Mots Clés : Amour prochain grâce chrétien commandement Dieu
   
 
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